COMME C'EST BEAU!
POÉSIE ET ECOLOGIE

L’homme ne connait pas la nature : “Colline” de Giono

Jean Giono a publié son premier roman, “Colline”, en 1929 chez Grasset. Il y est question des rapports de l’homme avec la nature, rapports cruels où l’homme ne cesse de blesser ce qui vit. Et comme l’a écrit Guillaume Leclère, il est ici question de : “l’histoire de paysans qui découvrent au travers de la nature la noirceur de leurs âmes et de leurs actes”.

En voici un court extrait, enregistré en 1955 par Jean Chevrier, et réédité en CD chez Frémeaux et associés :

L'homme ne connait pas la nature (8 téléchargements)
2019-11-12T18:01:33+01:00juin 24th, 2010|Mots-clés : , |Commentaires fermés sur L’homme ne connait pas la nature : “Colline” de Giono

L’horreur de tuer des animaux : Alphonse de Lamartine

Lamartine a toujours eu une sainte horreur des bouchers, pensant qu’il y avait “quelque chose dans l’état de boucher de l’état de bourreau”, ce qui rejoint d’aileurs des réflexiosn plus récentes d’écrivains comme Issac Bashevis Singer sur le parrallèle qui peut être fait entre les élevages industriels et les camps d’extermination des juifs…

C’est ainsi qu’il écrit : tuer des animaux pour se nourrir…c’est une de ces malédictions jetées sur l’homme soit par sa chute, soit par l’endurcissement de sa propre perversité”

Voici un court extrait à ce sujet de ses “Confidences” ( Livre IV, Chapitre VIII ) dit par Augustin Brunault sur le site www.litteratureaudio.com :

l'horreur de tuer (10 téléchargements)
2019-11-13T21:07:15+01:00mai 19th, 2010|Mots-clés : , |Commentaires fermés sur L’horreur de tuer des animaux : Alphonse de Lamartine

Prendre soin des petites choses : Imane de Genève

Il y a à Genève, derrière la gare, un lieu d’habitat communautaire, un ancien squat devenu plutôt “comme il faut”, l’ilôt 13, où pourtant encore bien des expériences alternatives sont menées.

Par exemple celles d’Imane, qui – entre autres nombreuses et créatives activités – avait décidé d’acclimater dans la grande cour de l’ilôt, sorte de vaste terrain vague, quelques modestes plantes sauvages poussant ça et là, à la va comme je te pousse, des lichens, des champignons, et quelques vers de terre…tout un petit écosystème.

Activité bien féminine et bien innocente direz-vous…et pourtant quelques fanatiques locaux de la propreté n’ont pas hésité à faire justice eux-mêmes et à mener des expéditions de destruction de ces modestes représentants de la nature sauvage, ne supportant pas cette “vermine”, et lui préférant quelques tristes plantes décoratives achetées en jardinerie, du genre hybride F1.

La nature sauvage et la liberté font toujours tellement peur aux hommes…

Voici un court extrait du témoignage d’Imane, diffusé dans l’émission Terre à terre de France Culture le 1er Mai 2010 :

prendre soin des petites choses (93 téléchargements)
2019-11-13T21:25:18+01:00mai 1st, 2010|Mots-clés : , , |Commentaires fermés sur Prendre soin des petites choses : Imane de Genève

C’est quoi le féminin ? la comtesse Edmée nous l’apprend…

L’émission “Là bas si j’y suis” de Daniel Mermet sur France Inter a rediffusé le 26 mars 2010 un reportage d’Anne Riou datant de 1991, sur la comtesse Edmée et son amour des escargots.

Le ton des journalistes est plaisant, voire légèrement ironique, et l’on imagine facilement leurs légers sourires à l’évocation de cette comtesse de noble extraction promenant ses escargots dans la campagne environnante pour leur faire prendre l’air, ou ramassant délicatement un de leur congénères traversant la route pour qu’il ne se fasse pas écraser par une voiture…

On sent la journaliste perplexe : elle ne comprend pas – par exemple – comment la comtesse peut savoir que les escargots “sont fous de joie” lorsqu’ils se promènent dans la campagne…

Sans doute est-ce parce que la journaliste, outre qu’elle ne connaît pas grand chose aux escargots, ne ressent rien elle-même avec eux, et n’imagine donc même pas qu’il soit possible de communiquer avec eux et de ressentir soi-même ce qu’ils ressentent..

Ou bien est-ce parce que cette journaliste ne se soucie guère au fond des escargots et de ce qu’ils peuvent mourir atrocement en traversant une route.

Sans doute n’a t’elle pas bien réalisé que l’on a ici une une magnifique illustration de ce que c’est que “le féminin”, la pure essence du féminin, qui est attention et soin portés aux plus faibles, aux plus minuscules, et empathie profonde avec le vivant.

La comtesse Edmée nous donne ici une grande leçon de la façon dont nous devrions tous nous comporter si nous avions une once de compassion…

Voici un court extrait de cet interview

c'est quoi le féminin ? (68 téléchargements)
2019-11-14T17:38:28+01:00mars 28th, 2010|Mots-clés : , |Commentaires fermés sur C’est quoi le féminin ? la comtesse Edmée nous l’apprend…

De l’horreur de tuer ils ont fait le grand art : A. de Lamartine

Alphonse de Lamartine avait horreur des bouchers, et a écrit de beaux textes sur la souffrance animale et la cruauté humaine…

Dans l’extrait ci-dessous de son recueil “La Chute d’un ange”( Septième vision : Or ces hommes, enfants ! ) il montre comment la cruauté et l’indifférence à la souffrance animale non seulement donnent aux hommes “leur sens brutal et leur regard farouche” mais également corrompent leur coeur, car “au forfait le forfait habitue”….

A l’époque où Lamartine écrivit ces textes il était député : on aimerait que nos députés actuels fassent preuve d’un tel sens moral et se préoccupent autant des animaux. Mais il est vrai que pour Lamartine le talent littéraire se devait d’être au service des idées politiques…

Extrait dit par Augustin Brunault sur le site www.litteratureaudio.com

de l'horreur de tuer (7 téléchargements)
2019-11-14T17:49:24+01:00mars 25th, 2010|Mots-clés : |Commentaires fermés sur De l’horreur de tuer ils ont fait le grand art : A. de Lamartine