COMME C'EST BEAU!
POÉSIE ET ECOLOGIE

Nous sommes allés au delà de la cruauté : Jean Rochefort

Jean Rochefort, c’est bien connu, aime les chevaux. Mais au delà des chevaux il a un profond respect et amour des animaux. Il dénonce ici la cruauté de certains élevages industriels “une horreur au bénéfice du gain”…

Extrait de l’émission “A voix nue” d’Arnaud Laporte, le 6 janvier 2012 sur France Culture

Rochefort.mp3 (522 téléchargements)
2019-11-01T15:50:15+01:00janvier 7th, 2012|Mots-clés : , |20 Commentaires

Ceux qui sont morts pour rien : Pierre Seghers

“Les mains des soldats morts forent les puits de l’or liquide” : dans ce réquisitoire contre les guerres faites au nom du profit des multinationales, Pierre Seghers, qui considéra toujours la poésie comme une arme de résistance, parle des soldats morts lors de la guerre pour le pétrole qu’ont menée les britanniques en Irak en Avril 1941.

Merci les anglais….

Texte lu par Laurent Terzieff. Extrait du disque de poèmes de Pierre Seghers paru aux Editions Seghers-Vega

Seghers - par Laurent Terzieff (24 téléchargements)
2019-11-03T17:28:42+01:00août 11th, 2011|Mots-clés : , |1 Comment

Je ne suis pas sur terre pour tuer des pauvres gens : Boris Vian

Dans ce poème archi connu de Boris Vian – Le Déserteur – chanté ici par Serge Reggiani ( Disques Jacques Canetti – 1964 ), il était déja question de non-violence et de désobéissance civile…

Et ce que tout le monde ne sait pas c’est que cette chanson, dès qu’elle fut enregistrée, fut interdite de diffusion à la radio et interdite à la vente.

Il y eût même un député, Paul Faber, pour prétendre qu’il s’agissait là d’une insulte aux anciens combattants, et Boris Vian écrivit à ce député une longue et belle lettre, dont voici un extrait :

“Croyez-moi….”ancien combattant”, c’est un mot dangereux; on ne devrait pas se vanter d’avoir fait la guerre, on devrait le regretter – un ancien combattant est mieux placé que quiconque pour haïr la guerre. Presque tous les déserteurs sont des “anciens combattants” qui n’ont pas eu la force d’aller jusqu’à la fin du combat. Et qui leur jettera la pierre ? Non…si ma chanson peut déplaire ce n’est pas à un ancien combattant, cher Monsieur Faber. Cela ne peut être qu’à une certaine catégorie de militaires de carrière ; jusqu’à nouvel ordre je considère l’ancien combattant comme un civil heureux de l’être. Il est des militaires de carrière qui considèrent la guerre comme un fléau inévitable et s’efforcent de l’abréger. Ils ont tort d’être militaires, car c’est se déclarer découragé d’avance et admettre que l’on ne peut prévenir ce fléau -mais ces militaires là sont des hommes honnêtes. Bêtes mais honnêtes. Et ceux-là non plus n’ont pas pu se sentir visés. Sachez le certains m’ont félicité de cette chanson. Malheureusement il en est d’autres. Et ceux-là, si je les ai choqués, j’en suis ravi. C’est bien leur tour. Oui, cher Monsieur Faber, figurez-vous, certains militaires de carrière considèrent que la guerre n’a d’autre but que de tuer les gens. Le général Bradley par exemple, dont j’ai traduit les mémoires de guerre, le dit en toutes lettres. Entre nous, les neuf dixièmes des gens ont des idées fausses sur ce type de militaire de carrière. L’histoire telle qu’on l’enseigne est rempli du récit de leurs inutiles exploits et de leurs démolitions barbares…”

[Téléchargement introuvable]
2019-11-05T17:17:02+01:00mai 31st, 2011|Mots-clés : , |Commentaires fermés sur Je ne suis pas sur terre pour tuer des pauvres gens : Boris Vian

La civilisation occidentale s’autodétruira : Gandhi ( suite )

Voici encore un extrait du petit livre de Gandhi “Leur civilisation et notre délivrance”, publié en français chez Denoel en 1957.

Il est question cette fois-ci des rôles respectifs de la force des armes et de la force de l’âme, force de vérité et force d’amour, comme fondements de l’ordre et de la stabilité du monde.

Et donc de relativiser le rôle des guerres et des faits et gestes des rois, relatés par l’histoire officielle, dans l’ordre du monde. L’histoire n’est ainsi, pour Gandhi, que “la liste des interruptions survenues dans le cours naturel des choses”.

A méditer en ces temps où le pouvoir politique fait des intrusions dans le champ de l’histoire, et où se précise un projet de “Maison de l’histoire de France” centré sur l’histoire des “Grands hommes” et de l’Etat-Nation…. ( ch. XVII pages 24-31 )

2019-11-06T22:02:13+01:00février 16th, 2011|Mots-clés : , |Commentaires fermés sur La civilisation occidentale s’autodétruira : Gandhi ( suite )

La civilisation occidentale s’autodétruira : Gandhi ( suite )

Poursuivant la publication d’extraits du livre de Gandhi “Leur civilisation et notre délivrance”, publié en français chez Denoël en 1957, nous vous proposons d’écouter cette fois ci ce qu’il dit de la médecine, cet autre pilier de la civilisation occidentale.

De quoi méditer, en ces temps où les “coupe-faim” font la une des journaux… ( ch. XII pages 8-10 )

2019-11-06T22:16:14+01:00janvier 31st, 2011|Mots-clés : , , |Commentaires fermés sur La civilisation occidentale s’autodétruira : Gandhi ( suite )

La civilisation occidentale s’autodétruira : Gandhi

En 1910 Gandhi publia un pamphlet contre la civilisation occidentale, qui constitue en même temps un vibrant hommage à la civilisation indienne – “Leur civilisation et notre délivrance” – ouvrage traduit en français chez Denoël en 1957. Pour lui “cette civilisation est telle que l’on a juste à être patient et elle s’autodétruira”

Apôtre de la résistance passive ( satyagraha ) et de la non-violence ( ahimsa ), sa vision de la vie et sa philosophie sont plus que jamais d’actualité, et nous allons donc lui consacrer quelques “messages” de ce blog.

Et tout d’abord voyons ce qu’il dit dans cet ouvrage des avocats, dont on voit beaucoup de représentants ces temps-ci dans les hautes sphères de l’Etat…( ch. XI pages 5-8 )

2019-11-06T22:19:26+01:00janvier 28th, 2011|Mots-clés : , , |Commentaires fermés sur La civilisation occidentale s’autodétruira : Gandhi

la violence des institutions : Léon Tolstoï

Dans “Le Royaume de Dieu est en vous” ( paru en 1893 et réédité en 2010 par les Editions Le Passager Clandestin ), Leon Tolstoï dénonce la violence des institutions et la trahison par les Eglises de la parole du Christ.

Cet éloge passionné de la non-violence a directement inspiré Gandhi, avec lequel Tolstoï a correspondu à la fin de sa vie, vers 1909-1910.

Voici un court extrait du dernier chapitre de ce livre :

La violence des institutions (91 téléchargements)
2019-11-07T20:45:42+01:00novembre 9th, 2010|Mots-clés : |Commentaires fermés sur la violence des institutions : Léon Tolstoï