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POÉSIE ET ECOLOGIE

L’état de non-pensée : les poèmes de Pessoa

Fernando Pessoa, le très grand, l’immense, poète portugais a plus que tout autre exalté la vérité de la simple Présence des choses, telles qu’elles sont et non telles qu’on les imagine. “Il y a passablement de métaphysique dans la non-pensée” disait-il…

Et en effet toute son oeuvre rend compte de cet état d’être si particulier qu’éprouve le poète ou le mystique, cet “état de poésie” pourrait-on dire, état d’acceptation totale du Réel, état d’innocence d’avant la pensée, mais non de rêverie, car il y faut une grande attention à ce qui est.

Et aussi état de non-volonté, car volonté = pensée = contrôle = désirs et ambition. Pessoa n’était pas dans l’ambition et le désir. C’était juste le modeste salarié d’une maison de commerce portugaise, un homme casanier aimant à flâner dans le quartier des artisans de Lisbonne : “que ne suis-je la poussière du chemin” écrivait-il dans le recueil de ses poèmes intitulé “Le Gardeur de troupeaux” ( réédité par exemple dans la collection Poésie de Gallimard en 2005 ) dont voici un petit extrait, dit par Laurence Terramorsi.

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2019-11-17T20:03:31+01:00janvier 8th, 2010|Mots-clés : , , |Commentaires fermés sur L’état de non-pensée : les poèmes de Pessoa

Le jaillissement de la présence : les carnets de Krishnamurti

Dans la Nature il y a de la présence, et cette présence est Amour. L’Amour est la texture même de la création, la substance du vivant. C’est dans la Nature que le promeneur peut le ressentir, dans la présence douce des fleurs et des arbres, dans la couleur du ciel et le mouvement des nuages, dans la caresse du vent ou la fraîcheur de l’eau, du moins s’il est attentif et vide de pensées. Point n’est besoin de discours religieux ou philosophiques, c’est une pure expérience que chacun peut faire à chaque instant s’il abandonne volonté et projets, inquiétudes et désirs, et s’il accepte simplement ce qui est, ici et maintenant.

Et c’est alors, dans cet état d’être sans pensée, que peuvent surgir des éclairs de conscience, de lucidité, des messages dont s’impose l’évidence, que jamais la pensée volontaire n’aurait pu générer…

Les carnets que Krishnamurti a écrit, au fil des jours et de ses promenades dans la nature, illustrent bien ce processus ( Voir pour la traduction française “Les carnets de Krisnamurti”, 1988, Editions du Rocher, 8 rue de l’Odéon, 75006 Paris ). Voici par exemple un court extrait – dit par Laurence Terramorsi – de ce qu’il a noté au cours de sa promenade du 21 août 1961, dans la montagne Suisse.

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2019-11-17T20:21:23+01:00décembre 27th, 2009|Mots-clés : , |Commentaires fermés sur Le jaillissement de la présence : les carnets de Krishnamurti