COMME C'EST BEAU!
POÉSIE ET ECOLOGIE

La puissance génère le meurtre : Georges Haldas

Georges Haldas vient de s’éteindre. Ce poète suisse qui hantait les cafés genevois était du côté des pauvres, des petits, « des gens qui soupirent », car pour lui « la puissance génère le meurtre ». Et toute la question était donc de vivre « en Etat de poésie », qu’il définissait ainsi :

« On comprendra aisément dès lors que l’Etat de Poésie – expérience faite – m’apparaisse comme le miroir de la condition humaine. Soumis à l’Etat de Meurtre – le biologique et même le social – et aspirant à dépasser ce double conditionnement, pour accéder à cet Etat qu’il me plaît d’appeler « résurrectionnel ». Ou si on préfère, disons que vivre en Etat de Poésie, c’est avoir les pieds dans la boue (la puissance, le meurtre) et le regard levé vers les étoiles (l’amour qui relie et fait vivre). »

Voici un court extrait d’un entretien avec le journaliste Jean-Philippe Rapp, diffusé sur la Télévision Suisse Romande en janvier 2005 :

2019-11-07T20:42:42+01:00novembre 12th, 2010|Mots-clés : , |Commentaires fermés sur La puissance génère le meurtre : Georges Haldas

« J’ai préféré ta faiblesse à ton trône » : Jean Grosjean

Jean Grosjean, poète et traducteur de la Bible, fût aussi un éminent collaborateur de Gallimard, où il publia en 1987 « La Reine de Saba ».

Dans le court extrait ci-dessous de cet ouvrage, dit par l’auteur lui-même, nous est rappellée la nécessité de l’humilité, de la pauvreté, et de la détresse, car seule celle-çi « as permis de connaître mon coeur »

2019-11-11T19:30:15+01:00août 29th, 2010|Mots-clés : , |Commentaires fermés sur « J’ai préféré ta faiblesse à ton trône » : Jean Grosjean

Donner au monde ou se réaliser : L’escargot et le rosier, conte d’Andersen

Il était une fois…un conteur du nom de Hans Christian Andersen, né en 1805 au Danemark, qui a nous a laissés 156 contes, dont beaucoup de très célèbres.

Il en est un, « l’escargot et le rosier », qui parle plaisamment d’une question bien sérieuse, et qui devait turlupiner Andersen lui-même : dans la vie faut-il, à l’image de l’escargot, prévoir de faire « des choses bien plus grandioses que de fleurir, porter des noisettes ou donner du lait »,« servir à quelque chose », ou bien faut-il, à l’image du rosier, qui a toujours ses roses, cela ne va pas plus loin », fleurir joyeusement année après année ?…

« Que donnez-vous au monde ? » demande le rosier :  » je crache sur le monde » répond l’escargot…

Voici ce conte, dit par Ka00 sur Audiocite.net :

2019-11-12T17:56:09+01:00juin 30th, 2010|Mots-clés : , , |Commentaires fermés sur Donner au monde ou se réaliser : L’escargot et le rosier, conte d’Andersen

Renoncer à la maîtrise du monde : St François d’Assise

Le « Cantique des Créatures » est une prière écrite par Saint François d’Assise peu avant sa mort, en 1225.

Saint François entretenait une relation particulière avec les animaux et les plantes, qu’il considérait – ainsi que les planètes,les étoiles et toute la création – comme ses frères et soeurs.

Autrement dit il ne se considérait pas comme « maître » de la création, mais comme partie de cette création, au même titre que toutes les autres créatures, ce qui était cohérent avec son humilité.

Et il était rempli d’un amour infini pour elles…

Voici ce texte, dit par Augustin Brunault ( www.litteratureaudio.com )

2019-11-13T21:45:18+01:00avril 13th, 2010|Mots-clés : |Commentaires fermés sur Renoncer à la maîtrise du monde : St François d’Assise

Nécessité de l’humilité : Bobin sur St François d’Assise

Christian Bobin a écrit sur la vie de Saint-François d’Assise un très beau petit livre, « Le Très-Bas » ( Gallimard 1992 ) où il est beaucoup question de la nécessaire humilité, essentielle dans la règle franciscaine : « si mes frères ont reçu le nom de petits ( mineurs ) c’est pour qu’ils n’aspirent pas à devenir grands, leur vocation est de rester en bas ». Car il est question ici de donner à son âme « la minceur qui convient »

Avec l’humilité va la pauvreté, choisie et désirée. La Règle ne dit-elle pas :« moins je possède, et plus je me possède » ?

C’est ce qu’illustre le court extrait qui suit du livre de Bobin, où il est question de quitter la richesse, mais au-delà, et par là, de quitter l’imitation du père, qui symbolise ici la loi de l’argent, du sérieux, du monde mort, de la peur et des principes…

2019-11-14T17:16:19+01:00avril 9th, 2010|Mots-clés : , , |Commentaires fermés sur Nécessité de l’humilité : Bobin sur St François d’Assise

Nécessité de l’humilité : Claude Lévi-Strauss

Claude Lévi-Strauss, le grand anthropologue, fût aussi un grand humaniste, et l’un des précurseurs de l’écologie dès les années 70.

Révolté par « la disparition effrayante des espèces vivantes », sa vision du futur de l’humanité est plutôt pessimiste : « le monde a commencé sans l’homme et il s’achèvera sans lui »….

Pour lui il y a continuité entre le respect de toutes les formes de vie et le respect des autres êtres humains, les deux vont ensemble. Et c’est pourquoi l’humilité doit pour lui être posée comme fondement de tout humanisme véritable : « un humanisme bien ordonné ne commence pas par soi-même, mais place le monde avant la vie, la vie avant l’homme, le respect des autres êtres avant l’amour-propre »…

Voici un court extrait de son entretien avec Jean-Marie Benoist, publié dans le journal Le Monde des 21 et 22 janvier 1979, dit par Augustin Brunault sur le site « litteratureaudio.com » :

2019-11-14T17:22:01+01:00avril 6th, 2010|Mots-clés : |Commentaires fermés sur Nécessité de l’humilité : Claude Lévi-Strauss
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