Bruno Ganz, le grand acteur allemand, dit ici le poème “Diotima” d’Hölderlin, qui fait partie des poèmes écrits sur le tard, en 1826.

Il peut sembler curieux de publier un poème en allemand sur un site francophone, mais il me semble qu’il n’y a pas d’autre moyen de faire ressentir la musicalité particulière du poème – ce que les érudits appellent la scansion – à laquelle Hölderlin  donnait tant d’importance, car c’est elle seulement qui peut faire vivre et ressentir avec le corps le sentiment du poète. Personne ne sait aujourd’hui vraiment sur quel rythme précis les anciens grecs, qui ont tant inspiré Hölderlin, disaient leurs poèmes, mais qui d’autre pouvait approcher cela mieux qu’Hölderlin ?

Il est ici question de Diotima, le surnom qu’il a donné à la femme disparue qu’il a tant aimée, et qui faisait partie pour lui de “ces âmes libres de déesses terrestres et tendres, grandes âmes qui ne sont plus”, et de ressentir toute la tendresse qu’il avait pour cette femme.

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