Paul Chaulot, poète français né en 1916 et mort en 1969, fût qualifié à tort de poète populiste, parce qu’il parlait des choses quotidiennes et des objets usuels.

Pourtant nul ne fût plus mystique que lui, lui qui disait sentir “s’édifier en moi une église qu’aucun dieu n’eut habité”

Il pensait que “faire acte de poésie c’est transmuer le réel”. Et c’est bien de cela dont il s’agit dans cet extrait – dit par Jean Négroni ( disque “Poésie et chansons” des Editions Reflets, 1961 ) – de son recueil La porte la plus sûre : aller à la source des mots, là où se situe “l’aube sans cesse à son lever” et “le fleuve sans berges”, là où il n’y a plus ni commencement ni fin, mais simplement “la profondeur d’un fruit qui tombe”…

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