Georges Haldas vient de s’éteindre. Ce poète suisse qui hantait les cafés genevois était du côté des pauvres, des petits, “des gens qui soupirent”, car pour lui “la puissance génère le meurtre”. Et toute la question était donc de vivre “en Etat de poésie”, qu’il définissait ainsi :

“On comprendra aisément dès lors que l’Etat de Poésie – expérience faite – m’apparaisse comme le miroir de la condition humaine. Soumis à l’Etat de Meurtre – le biologique et même le social – et aspirant à dépasser ce double conditionnement, pour accéder à cet Etat qu’il me plaît d’appeler “résurrectionnel”. Ou si on préfère, disons que vivre en Etat de Poésie, c’est avoir les pieds dans la boue (la puissance, le meurtre) et le regard levé vers les étoiles (l’amour qui relie et fait vivre).”

Voici un court extrait d’un entretien avec le journaliste Jean-Philippe Rapp, diffusé sur la Télévision Suisse Romande en janvier 2005 :

La puissance génère le meurtre (107 téléchargements)