Saint-John Perse, écrivain et diplomate français ( 1887-1975 ), prix Nobel de littérature en 1960, tenait la poésie pour la plus haute activité humaine.

Ainsi écrivait-il à son propos : “…elle est action, elle est passion, elle est puissance, et novation toujours qui déplace les bornes. L’amour est son foyer, l’insoumission sa loi…”

Et dans une préface aux poésies de Léon-Paul Fargue :

“Les mots, les vers, si libres ou tendus qu’ils soient, si héroïques qu’ils paraissent, ne font que reproduire, en poésie, l’inépuisable vocation de l’homme à outrepasser vainement ses propres limites, à se brûler les ailes en s’élançant vers l’absolu pour retomber toujours. Mais ce qui fait le prix d’une telle impatience est justement la répétition de son envolée, son absence de résignation, cette façon qu’a l’homme de se sentir exister plus vivement dans la déchirure, et de regarder la vie avec un regard infini faute de considérer l’infini avec le regard même de la vie”…

Voici un court extrait du discours qu’il a prononcé lors de la remise du prix Nobel à Stockholm en 1960 :

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