Charles Cros, poète et inventeur, né en 1842 dans l’Aude, est l’un de ces trop rares exemples de réunion dans une seule et même personne de l’amour de la poésie et de l’intérêt pour les sciences. Pas pour les sciences dures et utilitaires, évidemment, mais pour les sciences qui font rêver, qui préparent le monde futur, qui essayent de communiquer avec les extraterrestres…

Ainsi le poète Catulle Mendès écrivait-il de lui “Il avait fait plusieurs trouvailles, assez importantes : le Typhlographe, la Quadrature de l’azimut et de l’almicantarat, la Direction des montgolfières par un boulet de canon projeté de la nacelle, le Phonographe, la Galactothérapie, la Correspondance interplanétaire au moyen d’immenses miroirs d’acier, la Photographie des couleurs, la Transfusion de l’âme, cinq ou six variétés de Sidériscopes et le Monologue“…

Mais ce fût surtout celui qui “se hâtait de vivre”, celui qui regardait le monde avec tendresse, celui qui voulait laisser l’Univers “sans désastre et sans incendie”, celui qui aimait tant la beauté :

Moi, je vis la vie à côté,
Pleurant alors que c’est la fête.
Les gens disent : Comme il est bête!
En somme, je suis mal coté.
J’allume du feu dans l’été,
Dans l’usine je suis poète ;
Pour les pitres je fais la quête.
Qu’importe ! J’aime la beauté.
Beauté des pays et des femmes,
Beauté des vers, beauté des flammes,
Beauté du bien, beauté du mal.
J’ai trop étudié les choses ;
Le temps marche d’un pas normal;
Des roses, des roses, des roses !

Voici l’un de ses poèmes chanté par Benoit Dayrat, lui-même scientifique et poète

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