Aimer la Terre, la Nature, la Vie, c’est aimer le Réel plutôt que le virtuel, aimer l’évidence des choses qui sont, plutôt que se perdre dans les rêves, les chimères, le surréel, le transhumain…C’est donner sa place à chaque chose, respecter l’identité des êtres plutôt que projeter sur eux nos propres fantasmes… C’est donner sa place au temps, à la lenteur, à l’éternité, plutôt que tout vouloir sur le champ…

Mais aimer la Terre, profondément, c’est aussi souffrir pour elle, pour ce qui lui est fait par les hommes, c’est éprouver une tristesse, une nostalgie, de voir s’éloigner et disparaître tout ce qui en fait la beauté.

Yves Bonnefoy, le grand poète français, nous fait souvent ressentir cette nostalgie de la Terre aimée, des arbres, des pierres, du simple, mais aussi de la terre “qui finit, là, devant nous, comme un bord abrupt de falaise”

Voici un extrait du poème “Le Souvenir”, lui-même partie d’un recueil intitulé “Ce qui fut sans lumière” ( édité en 1987 au Mercure de France, 26 rue de Condé, 75006 Paris )

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