COMME C'EST BEAU!
POÉSIE ET ECOLOGIE

Tout ce qui a été séparé se rassemble

Encore un poème d’Hölderlin, la dernière page en fait de son roman Hyperion, dite ici en 1970 par Jean Topart, sur  France Culture, à l’occasion de l’hommage qui lui a été rendu pour les 200 ans de sa naissance.

C’est une ode à sa bien aimée, Diotima sa “chère énigme”, dont il a été séparé par la mort de celle-ci. Mais “tout ce qui a été séparé se rassemble”, dans cette Nature dont il dit “tu es seule vivante”.

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2020-05-17T21:37:05+02:00mai 17th, 2020|0 commentaire

La pluie, la longue pluie, patiente et lente

Pour illustrer, dans le prolongement de mon article précédent sur Hölderlin, l’importance parfois un peu négligée, de la musicalité du poème, voici un poème de Verhaeren intitulé “La Pluie”, qui fait partie de son recueil “Les villages illusoires”publié en 1894, dit ici par JL Gueydon de Dives.

On croirait entendre la pluie tomber, et l’on ressent presque physiquement l’eau qui ruisselle sans fin, ces “haillons mous qui pendent au ciel maussade”, dans ce gris pays de Belgique.

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2020-05-17T21:19:16+02:00mai 17th, 2020|0 commentaire

Ces âmes libres de déesses terrestres

Bruno Ganz, le grand acteur allemand, dit ici le poème “Diotima” d’Hölderlin, qui fait partie des poèmes écrits sur le tard, en 1826.

Il peut sembler curieux de publier un poème en allemand sur un site francophone, mais il me semble qu’il n’y a pas d’autre moyen de faire ressentir la musicalité particulière du poème – ce que les érudits appellent la scansion – à laquelle Hölderlin  donnait tant d’importance, car c’est elle seulement qui peut faire vivre et ressentir avec le corps le sentiment du poète. Personne ne sait aujourd’hui vraiment sur quel rythme précis les anciens grecs, qui ont tant inspiré Hölderlin, disaient leurs poèmes, mais qui d’autre pouvait approcher cela mieux qu’Hölderlin ?

Il est ici question de Diotima, le surnom qu’il a donné à la femme disparue qu’il a tant aimée, et qui faisait partie pour lui de “ces âmes libres de déesses terrestres et tendres, grandes âmes qui ne sont plus”, et de ressentir toute la tendresse qu’il avait pour cette femme.

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2020-05-17T19:08:09+02:00mai 17th, 2020|0 commentaire

Dans tes vallées mon coeur s’est éveillé à la vie

Dans son poème “Le Neckar”, datant de 1800, Friedrich Hölderlin chante le fleuve Neckar, ce fleuve qui est pour lui à la fois ce qui le fait “s’éveiller à la vie”, et ce qui “dénoue ses souffrances d’esclave”.

On sait en effet combien Hölderlin a souffert de ses contemporains, le traitant injustement de fou, au point qu’il a préféré se retirer plus tard à Tübingen, au bord de ce Neckar aimé, où il a passé toute la fin de sa vie, tout en continuant à rêver aux îles grecques, où “m’emportera peut-être un jour le Dieu qui m’est propice”…

Ce poème traduit par Pierre Jean Jouve, est dit ici par Jean Topart

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2020-05-17T21:49:32+02:00mai 17th, 2020|0 commentaire

Un peu d’espoir

Jacques Bertin, ce merveilleux poète, nous invite à espérer “un peu de tendresse”, “un peu de temps pour être ensemble avant la fin”, et surtout “un peu de joie” dans cette belle chanson

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2020-05-04T17:53:45+02:00mai 4th, 2020|0 commentaire

Le serment du Grütli

Hölderlin le grand poète allemand – peut-être le plus grand – était aussi un patriote assoiffé de liberté dans cette Allemagne de la fin du XVIIIème siècle où les idées de la Révolution Française avaient du mal à se répandre.

Vers 1791 il entreprit une sorte de pèlerinage en Suisse, dans le canton de Schwyz, sur les lieux même où selon la légende les trois cantons primitifs d’Uri, Schwyz et Unterwald prêtèrent serment – le Serment du Grütli – de libérer les trois vallées et de vivre ou mourir en hommes libres.

Dans son poème “Le canton Suisse” – traduit très librement et dit par JL Gueydon – il évoque ce pèlerinage dans “ce sanctuaire de la liberté”

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2020-05-04T17:34:40+02:00mai 4th, 2020|0 commentaire

L’attention à la vie

Paul Gadenne dans cet extrait du discours qu’il a prononcé à Gap en 1936 parle tristement des hommes “qui ne supportent ni l’immobilité ni l’attente”…

En ces temps de confinement lié au coronavirus, cela semble bien nécessaire de rappeler la nécessité de savoir parfois s’arrêter et “prêter attention à la vie”…

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2020-05-04T16:37:18+02:00mai 4th, 2020|Mots-clés : , |0 commentaire

Jean d’Ormesson : je bénis l’univers

Dans “C’était bien”, publié par Gallimard en 2003, Jean d’Ormesson célèbre la vie “simple et claire” et qui n’est que “mystère”, la nature, les arbres..Il bénit l’univers et se réjouit d’être en vie…

Quelle pure  merveille !!

Extrait dit par Philippe Morier-Genoud dans l’émission “Un été d’écrivains” de France Culture du 5 Juillet 2016

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2019-10-24T10:10:24+02:00juillet 5th, 2016|Mots-clés : , , |0 commentaire

René Depestre : un cri de paix

René Depestre est un poète haîtien né en 1926 et qui vit dans l’Aude depuis la fin des années 80RENE-DEPESTRE-PHOTO

Romane Bohringer lit ici – au cours de l’émission “Le 7/9” de France Inter du 6 janvier 2016  – “Un cri de paix”, poème extrait du livre “La Rage de Vivre. Oeuvres poétiques complètes” publié par Seghers en 2006.

Cette Paix pour Depestre est symbiose avec le monde, la Terre, le Vivant : “Tu veux être pierre avec les pierres, arbre avec les arbres, rossignol avec les rossignols”. Et bien sûr Amour du Vivant…

Puissions-nous être nous-mêmes ainsi : “tendus comme un arc” vers l’objet de notre passion, “la Terre Humaine”

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2019-11-02T09:25:09+01:00janvier 7th, 2016|Mots-clés : , , |0 commentaire

stefan zweig : l’éternité de la poésie

o-STEFAN-ZWEIG-facebookDans le “Le monde d’hier : journal d’un européen”, écrit entre 1895 et 1941, publié en 1993 chez Belfond, Stefan Zweig nous parle de l’éternel renouvellement de la poésie, même dans les époques  “de la plus effroyable défaite de la raison et du plus sauvage triomphe de la brutalité”, poésie toujours plus forte que “le bruit de moulin que fait la propagande”.

Puissions nous connaître encore aujourd’hui le même bonheur…

Extrait de l’émission Fictions/Le Feuilleton de France Culture du 23 octobre 2015

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2019-10-24T21:44:27+02:00novembre 3rd, 2015|Mots-clés : |1 Comment
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