COMME C'EST BEAU!
POÉSIE ET ECOLOGIE

Etre en communion avec la vie : Malcolm de Chazal

Malcolm de Chazal, peintre et poète mauricien, né en 1902, fût encensé par André Breton et les surréalistes, avant d’être un peu oublié.

Mystique, inspiré par Swedenborg, il s’inquiétait de “l’harmonie inexistante” menaçant le monde, et prônait “la fin de la séparation dualiste de l’homme et du monde”

Pour lui le changement de conscience nécessaire passait par “être en communion avec la vie” : c’est ce qu’il explique dans l’extrait ci dessous, où contemplant un arbre par la fenêtre il nous dit “je prends l’arbre en moi”

Voici cet extrait du CD “Les Grandes Voix du Sud” de Frémeaux et Associés.

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2019-11-13T21:14:44+01:00mai 14th, 2010|Mots-clés : , |Commentaires fermés sur Etre en communion avec la vie : Malcolm de Chazal

Beauté de la simplicité : Le Clézio – L’inconnu sur la terre

Jean-Marie Le Clézio a écrit son essai “L’inconnu sur la terre” en 1978 ( publié chez Gallimard cette même année ). Nous avons déja publié un extrait de cette méditation magnifique sur la beauté. En voici un second extrait, qui parle du lien entre beauté et simplicité.

Où l’on apprend que la beauté est “hors des lois et du langage”, qu’il n’est pas besoin “d’ascèse ou de religion” pour l’approcher, et surtout qu’elle est à chercher dans la simplicité, dans la capacité à porter sur le monde un regard d’enfant, en évitant “la fausse complication cérébrale des adultes”

En voici un court extrait :

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2019-11-13T21:20:06+01:00mai 9th, 2010|Mots-clés : , |Commentaires fermés sur Beauté de la simplicité : Le Clézio – L’inconnu sur la terre

Se hâter de vivre : la poésie de Charles Cros

Charles Cros, poète et inventeur, né en 1842 dans l’Aude, est l’un de ces trop rares exemples de réunion dans une seule et même personne de l’amour de la poésie et de l’intérêt pour les sciences. Pas pour les sciences dures et utilitaires, évidemment, mais pour les sciences qui font rêver, qui préparent le monde futur, qui essayent de communiquer avec les extraterrestres…

Ainsi le poète Catulle Mendès écrivait-il de lui “Il avait fait plusieurs trouvailles, assez importantes : le Typhlographe, la Quadrature de l’azimut et de l’almicantarat, la Direction des montgolfières par un boulet de canon projeté de la nacelle, le Phonographe, la Galactothérapie, la Correspondance interplanétaire au moyen d’immenses miroirs d’acier, la Photographie des couleurs, la Transfusion de l’âme, cinq ou six variétés de Sidériscopes et le Monologue“…

Mais ce fût surtout celui qui “se hâtait de vivre”, celui qui regardait le monde avec tendresse, celui qui voulait laisser l’Univers “sans désastre et sans incendie”, celui qui aimait tant la beauté :

Moi, je vis la vie à côté,
Pleurant alors que c’est la fête.
Les gens disent : Comme il est bête!
En somme, je suis mal coté.
J’allume du feu dans l’été,
Dans l’usine je suis poète ;
Pour les pitres je fais la quête.
Qu’importe ! J’aime la beauté.
Beauté des pays et des femmes,
Beauté des vers, beauté des flammes,
Beauté du bien, beauté du mal.
J’ai trop étudié les choses ;
Le temps marche d’un pas normal;
Des roses, des roses, des roses !

Voici l’un de ses poèmes chanté par Benoit Dayrat, lui-même scientifique et poète

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2019-11-16T18:05:43+01:00février 9th, 2010|Mots-clés : , |Commentaires fermés sur Se hâter de vivre : la poésie de Charles Cros

L’amour furieux de la nature : Franz Weber

Franz Weber est né le 27 juin 1927 à Bâle. Toute sa vie il a “furieusement” défendu la nature et les animaux. Sa première campagne pour la protection de l’Engadine date de 1965. Il a aussi créé une fondation “qui peut agir même lorsque tout semble perdu”, la Cour Internationale de Justice des Droits des Animaux, et les Nations Unies des Animaux ( avec Denis de Rougemont )

Il a été récemment interviewé par Pierre Philippe Cadert dans son émission “A première vue”, sur la Radio Suisse Romande, à l’occasion de la sortie de son livre de contes “Entre chien et loup” aux Editions Xenia

Voici un court extrait de cet entretien où transparait tout l’amour que porte cet homme à la nature…

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2019-11-16T18:16:56+01:00janvier 31st, 2010|Mots-clés : , |Commentaires fermés sur L’amour furieux de la nature : Franz Weber

Nostalgie de la sauvagerie : Aldo Leopold

Aldo Léopold fût entre autres forestier au Nouveau Mexique et professeur à l’Université du Wisconsin. Mais ce fût surtout un incomparable amoureux de la nature sauvage et l’un des”pères” de l’écologie. Son “Almanach du Comté des sables” est une pure merveille, qui nous renvoie à H.D.Thoreau, pour qui “le salut du monde passe par l’état sauvage”…

Cet ouvrage fût publié pour la première fois en 1949 ( on pourra se reporter par exemple à la réédition de mars 2000 chez Flammarion ). Voici ce qu’en dit JMG Le Clézio dans la préface de cette édition : “le regard prophétique qu’Aldo Leopold a porté sur notre monde contemporain n’a rien perdu de son acuité, et la semence des mots promet encore la magie des moissons futures. Voilà un livre qui nous fait le plus grand bien” et un peu plus loin : “le pouvoir de ce livre n’est pas seulement dans les idées. Il est avant tout dans la beauté de la langue, dans les images qu’il fait apparaître, dans la fraîcheur des sensations…il parle de la danse magique des bécasses dans l’amphithéatre des marécages, de l’ivresse du vent, du langage des arbres et de leur mémoire…”

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2019-11-16T18:35:58+01:00janvier 24th, 2010|Mots-clés : , |Commentaires fermés sur Nostalgie de la sauvagerie : Aldo Leopold

Qu’est-ce que la beauté ? L’inconnu sur la Terre de Le Clézio

Jean-Marie Le Clézio a écrit son essai “L’inconnu sur la terre” en 1978 ( publié chez Gallimard cette même année ). Cet inconnu est un petit garçon : “au bord des nuages, comme sur une dune de sable,un petit garçon inconnu est assis et regarde à travers l’espace…Et ce qui nous est proposé dans cet essai c’est de voir le monde comme le fait un petit garçon, le petit garçon que chacun porte en soi, avec innocence et émerveillement devant sa beauté infinie, éternelle, sans origine et sans fin.

Car c’est bien d’une méditation sur la beauté dont il s’agit ici, cette beauté qui ne peut être perçue que par celui qui s’oublie lui-même…

En voici un court extrait, lu par Laurence Terramorsi

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2019-11-16T18:49:02+01:00janvier 13th, 2010|Mots-clés : , |Commentaires fermés sur Qu’est-ce que la beauté ? L’inconnu sur la Terre de Le Clézio