Point n'est besoin de Rolex, de gadgets électroniques, ou d'amis milliardaires, pour goûter le bonheur simple des jours qui passent..
 
Voyez où nous ont conduit la raison raisonnante, la technologie débridée et la science arrogante, la volonté de puissance et de conquête, l'avidité financière et l'obsession de la croissance...
 
C'est d'autre chose dont nous avons aujourd'hui besoin : de compassion pour la Terre, de frugalité, de silence et de beauté... Et surtout : de ce souci attentif de l'autre, qui est attribut du féminin...
 
Tout cela nous pouvons l'entretenir en nous en cultivant un "état de poésie", une autre vision de la vie, que nous enseignent certains poètes et artistes, ainsi qu'en témoigne le contenu de ce site.
 
Celui-ci comporte deux parties : une partie variable d'articles mis en ligne au fil des jours, et une partie fixe - le catalogue - comportant des documents introuvables ou épuisés.

vendredi 12 novembre 2010

La puissance génère le meurtre : Georges Haldas

Georges Haldas vient de s’éteindre. Ce poète suisse qui hantait les cafés genevois était du côté des pauvres, des petits, « des gens qui soupirent », car pour lui « la puissance génère le meurtre ». Et toute la question était donc de vivre « en Etat de poésie », qu’il définissait ainsi :

« On comprendra aisément dès lors que l’Etat de Poésie – expérience faite – m’apparaisse comme le miroir de la condition humaine. Soumis à l’Etat de Meurtre – le biologique et même le social – et aspirant à dépasser ce double conditionnement, pour accéder à cet Etat qu’il me plaît d’appeler « résurrectionnel ». Ou si on préfère, disons que vivre en Etat de Poésie, c’est avoir les pieds dans la boue (la puissance, le meurtre) et le regard levé vers les étoiles (l’amour qui relie et fait vivre). »

Voici un court extrait d’un entretien avec le journaliste Jean-Philippe Rapp, diffusé sur la Télévision Suisse Romande en janvier 2005 :

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